AKAGO – Nicolas Dubreuil

J’ai lu il y a peu de temps le dernier livre de Nicolas Dubreuil, « AKAGO – Ma vie au Groenland », ancien maitre de conférence en informatique devenu aventurier des glaces !

Depuis toute petite, je suis attirée par les grands espaces, la nature, la photographie, et particulièrement les animaux. Malheureusement, je n’ai pas été dotée d’une santé de fer et ne peux donc pas parcourir les quatre coins du globe. Néanmoins, avec le soutien sans faille de maman poule, j’ai toujours persévéré dans mes passions grâce à mes études en sciences, et surtout mes lectures pour étancher ma soif d’aventure.

Je ne connaissais pas du tout Nicolas Dubreuil avant que ma maman poule ne m’offre justement son dernier livre sorti en avril 2016.

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Je l’ai dévoré en deux jours, tellement j’ai été captivée par cet univers aux confins du monde. Mais vous saviez que 60% des groenlandais ont un compte Facebook sur lequel ils publient leurs exploits à la chasse notamment ? Je ne pensais même pas qu’ils avaient internet dans un village aussi éloigné que Kullorsuaq, ni même des téléphones portables … (genre en mode hommes des cavernes, pauvre occidentale que je suis).

J’ai d’ailleurs également découvert l’impact que nous, occidentaux écolos, avions sur la vie des Inuits.

Dans une interview datée de janvier 2014 sur France Inter pour son précédent livre (Kullorsuaq : un village aux confins du Groenland – 2013), N. Dubreuil fait état des conséquences de la décision de l’Union européenne d’interdire les produits issus de la chasse aux phoques. Une exception a été faite pour les Inuits lesquels « survivent » exclusivement grâce à la chasse aux phoques, aux baleines, et aux ours notamment. Néanmoins, l’image de la chasse a été ternie et a donc toujours des conséquences économiques préjudiciables. En quelques mois, les exportations de fourrures ont diminué de près de 90%.

Dans son livre, N. Dubreuil fait la part des choses en distinguant la chasse respectueuse des Inuits et celle, cruelle, des industries d’exportation.

« Acculés financièrement par des décisions prises à des milliers de kilomètres de chez eux, les habitants de Kullorsuaq et de tout le pays ont vécu les trente dernières années comme une profonde injustice. Les obstacles qu’on leur impose sont ressentis comme des actes quasi coloniaux, venant d’une partie de l’espèce humaine qui détruit bien plus le vivant et les milieux naturels qu’eux. » Chap. 3 – Le chasseur poète

Je ne dirai pas ici mon pessimisme sur l’avenir de l’espèce humaine mais j’espère de tout cœur que les Inuits résisteront à l’appel de l’occident et réussiront à protéger leur environnement et leur mode de vie malgré les pressions multiples. AKAGO veut dire demain, avenir en Inuit. Espérons alors qu’ils soient l’avenir et non le passé.

Afin d’immortaliser avec humour son aventure à Kullorsuaq et sa rencontre avec Ole et Adam (qu’il a d’ailleurs amené à Paris), N. Dubreuil et une équipe de film ont tourné une websérie devant aboutir à un long-métrage en ligne sur le site : le voyage au Groenland fin 2016.

UPDATE : J’ai essayé d’aller sur le site pour voir si le film était disponible comme prévu mais j’ai vu que le lien avait un accès limité et le film est finalement sorti au cinéma en novembre 2016. Voici le lien de la bande-annonce.

Pour terminer :
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Poussinez-bien !

L’image à la une est un montage que j’ai réalisé sous photoshop à l’aide d’une photo et d’un dessin de Maria Coryell-Martin

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